Dans le domaine sexuel, les idées reçues sont nombreuses, et chaque personne a une perception différente de sa « normalité ». Le sujet sensible de la dépendance sexuelle voit le jour dans les années 70, puis est « popularisé » par des faits médiatiques ou des célébrités concernées (l’affaire DSK, Tiger Woods…), permettant ainsi de creuser un peu plus cette pathologie et d’en comprendre le fonctionnement.

Cependant, cette addiction reste complexe, elle ne peut être mesurée scientifiquement comme les autres types d’addictions (ex. : la drogue, Internet) où fréquence et quantité sont des indicateurs de la dépendance. Ce qui va définir qu’il s’agit d’une addiction, c’est l’acte compulsif, le fait de résister, mais de finalement céder. Il est question d’une perte de contrôle de sa sexualité, un cycle se met alors en place : l’obsession dans la recherche de stimulations sexuelles, le rituel qui précèdera l’acte, l’acte compulsif, et les regrets, les reproches face au constat d’un défaut de maîtrise du comportement suite à l’acte. Le besoin peut être assouvi de deux manières : virtuelle (sites pornographiques, webcam…) ou réelle (prostituées, sex-clubs…).

Ce comportement devient une pathologie lorsqu’il met en danger la personne, lorsqu’il intervient dans le fonctionnement du couple ou de l’affectif, dans le quotidien ou le domaine professionnel. Souvent caché à l’entourage, ce comportement peut avoir des conséquences catastrophiques lorsqu’il est découvert. Mais pour remédier à cette addiction, il ne suffit pas de s’abstenir ! Sous cette attitude se cache une autre problématique qui sera bien souvent la source de la dépendance sexuelle.

Entreprendre une prise en charge thérapeutique doit se faire à l’initiative de la personne et non parce qu’on l’a poussée à le faire ! Comme pour tout accompagnement thérapeutique, si le besoin ne vient pas de la personne concernée, l’entreprise est vouée à l’échec.

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