femme triste ayant recu une réponse d'un forum en ligne

A votre avis : qu’ont en commun Malte, Madrid, Valence, le Royaume-Uni et la Suisse ? Ce sont les seuls pays européens à avoir interdit les thérapies de conversion. Depuis de nombreuses années, partout à travers le monde, les activistes LGBTQIA+ se battent pour mettre fin à cette forme de thérapie inappropriée. Celle-ci consiste à tenter de modifier l’orientation sexuelle d’une personne pour qu’elle se conforme à l’hétérosexualité ou à ce qu’une personne transgenre reste cisgenre. Peu importe la forme que les thérapies de conversion revêtent, elles nient toutes le droit à l’auto-détermination des personnes. De plus, ces pratiques thérapeutiques sont le plus souvent préconisées par des associations religieuses. Tout ce qui est transidentité et tout ce qui est différent de l’hétérosexualité n’est alors pas accepté.

Une Europe à la traîne pour interdire les thérapies de conversion

Force est de constater que les pays membres de l’Union Européenne sont à la traîne pour légiférer sur le sujet. Pourtant, le 1er mars 2018, le Parlement européen a voté un texte (non-contraignant) qui encourage les pays membres à interdire les thérapies de conversion. Les Pays-Bas, la Pologne, la France et désormais l’Allemagne réfléchissent à la question. Le 11 juin 2019, le ministre allemand de la santé, Jens Spahn, a déclaré qu’il allait proposé un projet de loi allant dans ce sens . Membre de la communauté LGBTQIA+ lui-même, ce ministre veut mettre fin aux thérapies de conversion qui sévissent en Allemagne. Se basant sur les chiffres de la Fondation Magnus-Hirschfeld, il déclare qu’environ 1000 personnes par an en seraient victimes en Allemagne. Ces formes de thérapie donnent lieu à des pratiques incroyables, où des personnes se voient injecter massivement de la testostérone, ou encore subissent des électrochocs tout en devant regarder des images d’actes homosexuels pour les en dégoûter… Ces pratiques barbares appartiennent à un autre temps. Comme les qualifie l’Organisation des Nations Unies (ONU), elles sont “violentes” et “abusives”. Il est temps d’y mettre un terme.

La transidentité et l’homosexualité ne sont pas des maladies mentales

L’homosexualité, au même titre que la bisexualité ou la transidentité ne sont pas des maladies. Les personnes se définissant comme lesbiennes, gay, biseuxelles, asexuelles, transgenres, queer, intersexuées ou autres ne sont pas malades mentales. Pour rappel, l’homosexualité et la transidentité ont été retiré de la liste des maladies mentales par l’OMS, respectivement en 1992 et en 2018.

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